Traditionnellement les hivers des grimpeurs sont organisés autour de la résine... Bon, ok, cette année, c’est plus cool d’être un grimpeur qu’un skieur, mais faisons un peu de généralité, voulez-vous !
Bref, suite à l’ouverture d’une (la première !) salle de bloc en Ardèche (cf. brève du 27 décembre 2006), ce week-end, j’ai penché pour une visite des 250 m² de pan de Pied-Main. Et du coup, petit compte-rendu de mes impressions.
Après 50 bornes de voiture pour rejoindre Rochemaure (c’est vous dire comment grande était ma motivation !), je commence par me perdre dans le village... Car Rochemaure est bien un village et non une ville (bien qu’il me semble que la définition classique indique qu’il suffit de dépasser les 200 habitants pour avoir le titre de ville, mais là, je m’égare, une fois de plus !) où, classiquement lorsque l’on cherche une indication, les panneaux sont rares. Faisant alors appel à mon sens inné de l’orientation (et beaucoup de chance !), j’aperçois une affiche papier au logo de la salle qui marquait l’entrée d’un hangar au fond d’une cour semi-fermé résidentielle. Ni une ni deux, je me gare.
Habitué de la résine du bassin grenoblois, je m’attendais à trouver une faune classique de grimpeurs au gros bras et au sourire crispé, voir absent - bon, j’exagère un peu, c’est vrai... – en train de se fabriquer des bouteilles entre deux pages d’une revue de montagne. J’entre.
Les revues étaient bien là, à travers le dernier numéro d’Escalade Mag, accordant un article passionnant à Lynn Hill d’ailleurs. Mais c’est par un grand bonjour que je fus accueilli par une famille entière s’essayant à la douleur des chaussons, un artisan de la conti’ et le patron des lieux.
Tout de suite dans l’ambiance, chaussons au pied et après avoir longuement discuter avec le propriétaire, qui désire organiser des contestes réguliers suite à celui de la semaine dernière (cf. brève du 23 janvier 2007) et de manière à renouveler les blocs, je m’attaque à une série de pas de bloc de toutes (vraiment toutes !) difficultés avec une feuille dans les mains faisant office de topo.
Au fil de l’après-midi, (car ma traditionnelle séance de 1h30, s’est transformé en une de 3 heures) j’ai pu voir défiler petits et grands dans une ambiance des plus chaleureuses, tout en essayant de débloquer des blocs (j’aime bien cet enchaînement de mots, non ?) sur des prises maisons aux préhensions pas toujours évidentes sous les conseils des autres grimpeurs.
Puis finalement cuit, je décide de me rentrer à la nuit tombante et le sourire aux lèvres, absolument pas gêné par les cent bornes de route nécessaires à cet après-midi.
Mais avec un peu mal aux bras quand même...
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