Tout ne se passe pas toujours comme prévu...
... l’habitude veut que l’on rajoute un « dans la vie » global, mais cette banalité peut être restreinte au cinéma. Les fils de l’homme de Alfonso Cuaron en est un exemple flagrant. A travers une vision futuriste (y’a bien quelques écrans plats de dingue qui traînent...) et pessimiste de l’avenir de l’espèce humaine en 20.. (Ce qui n’est pas bien loin !), le film fait plonger l’assistance dans un no man’s land suite à l’incapacité de l’espèce humaine à enfanter. La description de la déchéance de l’espèce et de la société, ainsi que la cadence imposée rend la première moitié du film magistrale où Clive Owen est, une fois de plus, impeccable. La deuxième partie change de rythme et c’est de la violence « réelle » qui touche le plus, au risque de s’éloigner (un peu trop !) de l’ambiance initialement crée. Le bilan est somme toute plus que positif, bien que l’on ne s’attendait pas à ça...
... et c’est valable aussi pour la grimpe. Le retour prévu à Lans en Vercors a eu lieu et l’échauffement fut bref, afin de s’attaquer à 'PArking Son' qui attendait sagement son heure (d’un autre côté, peu de voies ont la capacité de se déplacer... voilà voilà...). Le combat n’eu même pas lieu, trois points ayant suffi à montrer que, certains jours, rien ne sert de lutter... Les 25 mètres de cette petite 6b+, déjà travaillée pourtant, furent bien longs, jusqu’à se demander : « Mais qu’est-ce que je fous là ? » Le syndrome « j’ai pas la caisse » existe, je l’ai croisé et la couenne sans plaisir ne vaut pas vraiment le coup !
... mais des fois, c’est pour mieux ! Et pourtant, une bien mauvaise et courte nuit, précédée d’une soirée éthylique ne présumait pas, le réveil sonnant, une grande forme pour ce départ matinal vers un sommet dont je ne connaissais même pas le nom ! Au passage, il faut noter que rejoindre
la douche n’est pas toujours évident le matin, mais que le ciel bleu, apperçu par la fenêtre, peut motiver... Bref, au prix d’efforts surhumains (pas moins !) le départ vers le Grand Som et c’est 1300 mètres de dénivelé environ (j’en ai profité pour me renseigner...) fût bel et bien pris, sans jambe, mais globalement les yeux ouverts et le sourire aux lèvres ! Et malgré tout, le corps a suivi (après bien sûr avoir transpiré une drôle de sueur aromatisée), le temps fût beau et la rando valait plus que le coup : un départ à travers une forêt aux couleurs automnales, la parution du soleil (et du vent) lors de l'approche du sommet déboisé, une fois avalé le départ face Ouest, et le plaisir pris en bonne compagnie (sans oublier le cabôt qui nous a accompagné durant 5h, surnommé J-L, bien qu'il n'ait jamais répondu à ce nom, et qui s'en est allé, fièrement au retour, sans adieux, au grand désespoire de mes deux compagnons qui semblaient espérer un bouche à truffe!)... Que du bonheur et des photos...
Tout ne se passe pas toujours comme prévu... mais c’est peut-être aussi bien comme ça.
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